Bricolage, navigation à vue, corruption : consommez algérien !

Publié le par Mohsen Abdelmoumen

Le président Abdelaziz Bouteflika lors de la visite de Laurent Fabius. DR.

Le président Abdelaziz Bouteflika lors de la visite de Laurent Fabius. DR.

Pas un jour ne se passe en Algérie sans qu’éclate un scandale lié à la mauvaise gestion des affaires de l’Etat, dénonçant la gabegie et l’anarchie érigées en mode de gouvernance. Les simulacres de procès de corruption de l’autoroute Est-Ouest et El Khalifa ont démontré à quel point la Justice est loin d’être indépendante et n’est plus que l’otage d’un pouvoir politique dépourvu d’agenda, uniquement tournée vers la fumée blanche ou noire d’El Mouradia ou, plus précisément, de la résidence présidentielle médicalisée de Zéralda. Ces procès n’ont eu lieu que pour amuser la galerie sans intention de combattre réellement le fléau de la corruption qui menace l’Etat national. Diversion et ruses en permanence caractérisent le règne de Bouteflika IV. Tel est le sens du quatrième mandat : on gagne du temps et on occupe la scène avec des dérivatifs multiples. Ces simulacres de procès n’ont pas réussi à duper le peuple algérien qui a lancé une pétition sur les réseaux sociaux afin que le procès Khalifa soit diffusé en feuilleton de l’été. Ce qui est tragique par contre, outre le fait que la Justice soit dénaturée, c’est que dans le procès de l’autoroute, les accusés sont devenus témoins et les enquêteurs du DRS qui ont révélé le scandale sont devenus accusés. Ce retournement de situation démontre que le clan présidentiel règle ses comptes à travers une cour de justice. Jamais aucun service de renseignement au monde n’a été jugé sur base des enquêtes anti-corruption qu’il a menées. En important sa lutte contre les services de renseignement devant les tribunaux, le clan présidentiel étale la déliquescence du pouvoir aux yeux de tous. Concernant le prochain procès Sonatrach, nous annonçons d’ores et déjà un scoop : ce sera une parodie de justice de plus.

Pire encore que cette mascarade judiciaire, un remaniement ministériel partiel tourne au drame politique, car cinq jours après le remaniement, on remanie le remaniement. Deux décrets présidentiels en cinq jours, on ne chôme pas à la présidence. Les décrets présidentiels se succèdent, s’annulent et se contredisent. Pour le clan Bouteflika, la conception des décrets et des textes de lois, voire la Constitution, relève de la prestidigitation. Il est à remarquer que le remaniement coïncide, comme par hasard, avec la visite de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français. Certains parlent de hasard, moi, je ne crois pas au hasard. Fabius annonce la prochaine visite de François Hollande, le nouveau régent d’Alger, auquel, d’après ses propres dires, l’Algérie "manque tellement" et qui ne serait rien d’autre qu’une visite de "courtoisie". Il serait plus exact de dire que le régent vient vérifier si la boutique est bien tenue, positionner ses pions et dicter sa feuille de route pour l’après-Bouteflika. Les Français et leur prédation effrénée de nos ressources et qui n’ont jamais guéri de leurs réflexes coloniaux, ont trouvé dans la famille Bouteflika les nouveaux bougnoules, les nouveaux colonisés qui leur garantissent des contrats juteux et l’exclusivité, notamment avec une vente d’armement français qui se profile à l’horizon. Voilà où nous a ramenés le clan Bouteflika. Si ces gens-là continuent à diriger le pays, ils vont le conduire vers quelque chose que personne ne peut imaginer, et leurs amis occidentaux s’en mordront les doigts, eux qui comptent sur notre armée pour garantir la stabilité du Sahel en "pakistanisant" l’Algérie pour lui confier le rôle de garde-champêtre du continent. Il n’y a aucune échappatoire, il faut que ces traîtres à la patrie dégagent.

Comme dans la lettre adressée à la presse le 19 mars dernier triturée par des mains baladeuses, après avoir rendu publique la liste des ministres, le pouvoir a revu la copie et restitué au ministre des Affaires étrangères Lamamra les prérogatives qui lui avaient été enlevées cinq jours plus tôt, parce qu’il n’est pas proche du gang de la chaise roulante mais bien du DRS, et surtout parce qu’il est compétent et qu’il fait de l’ombre aux autres bras cassés qui ne parviennent pas à convaincre de leur utilité à la tête de leur ministère. Le seul à être (re)placé au poste qu’il maîtrise est Lamamra, même si sa compétence ne peut s’épanouir pleinement au sein d’un pouvoir chancelant. Yousfi dégommé du ministère de l’Energie pour être remplacé par un illustre inconnu se retrouve conseiller à la présidence. Ainsi, d’un côté, nous avons un ministre dont les prérogatives avaient été restreintes dans un premier temps parce qu’il a rendu du prestige à la diplomatie algérienne face à une bande d’incapables qui sont, soit impliqués jusqu’au cou dans des affaires de corruption, soit gèrent leur portefeuille ministériel en somnolant, soit sèment la pagaille dans les secteurs qu’ils administrent. Et certains de ceux qui ont été remerciés se voient gratifiés d’un poste de conseiller à la Présidence, transformant celle-ci en voie de garage pour anciens ministres recyclés. En finalité, la plupart des noms des ministres compromis dans des affaires de corruption sont maintenus, comme le ministre de l’Industrie Bouchouareb, celui de la Santé Boudiaf, et Ghoul qui fait du Tourisme. L’impunité, voire la récompense, pour avoir pillé et dilapidé les deniers publics est devenue une norme algérienne. Pour le reste des zombies ministériels, on a organisé un jeu de chaise musicale. Des ministres algériens arrivent et repartent sans avoir jamais rencontré leur propre président, certains noms ne sont vus qu’à l’occasion des remaniements et l’on se demande où ils étaient passés jusque là. Quels sont les critères qui ont conduit au choix de ces ministres, si ce n’est la maniabilité et le lieu de naissance ? Comme la fonction présidentielle, la fonction ministérielle s’est dégradée. Chaque Algérien sait d’ores et déjà que ce gouvernement sera fait de bricolages, d’amateurisme, d’hésitations, de reculades et de replâtrages. Quand on voit que Messahel est devenu ministre des Affaires africaines, maghrébines et de la Ligue arabe, on se demande de quelles affaires maghrébines il s’agit, sachant que les réunions concernant le Maghreb sont à l’arrêt depuis belle lurette. Cela vaut-il un fauteuil ministériel ? Quant à la Ligue arabe, à quoi sert-elle ? Elle ne résolve aucun problème, se contentant de participer à des sommets aromatisés par les flatulences des bédouins du Golfe et qui débouchent la plupart du temps sur le cautionnement des guerres comme celle menée par l’Arabie saoudite contre le peuple du Yémen et d’autres conflits ravageurs : l’Irak, la Syrie, la Libye, etc. Cet organisme qui n’a jamais servi à aucun règlement de conflits doit être dissout. Alors, à quoi rime un département des Affaires maghrébines et de la Ligue arabe ? S’il y a des limites à l’absurde, l’entourage du président Bouteflika les a franchies depuis longtemps. Ce cafouillage monumental du remaniement remanié restera dans les annales de l’histoire politique mondiale et nous nous demandons qui va encore nous prendre au sérieux sur le plan international. Nous n’attendons pas de Saïd Bouteflika qui dirige illégitimement l’Algérie à la place de son frère qu’il soit un visionnaire ou qu’il pense à l’intérêt supérieur de la nation, il n’en a ni la capacité ni l’envie, il faut juste qu’il s’en aille en emportant avec lui sa troupe de copains et de coquins car, aveuglés par leurs privilèges, ces individus constituent une menace réelle pour le pays que leur aventurisme et leur irresponsabilité mènent droit dans le mur. L’Algérie ne peut pas se permettre les manipulations hasardeuses d’un maître marionnettiste en manque d’inspiration.

Au moment où ces irresponsables politiques commettent des fautes inqualifiables dans la gestion des affaires de l’Etat devant toute la planète, sur le plan sécuritaire, quatre patriotes du GLD (Groupe de légitime défense) ont été lâchement assassinés et brûlés dans leur voiture de patrouille par des terroristes qui, d’après nos informations, appartiennent à Daech-IS présent sur le sol algérien, et dont nous avons averti précédemment des dangers dans un article détaillé. Depuis une semaine, des dizaines d’unités de l’ANP et les forces spéciales fouillent la région de Bouira, ancien fief du terrorisme pendant la décennie sanglante, dans une vaste opération de ratissage visant un important rassemblement de différents chefs de groupes terroristes réunis pour préparer des attentats dans la capitale et certains sites stratégiques. 27 terroristes d’Aqmi et de Jund Al Khalifa (soldats du califat) dont le chef de Jund Al Khalifa et plusieurs émirs, ainsi que deux étrangers, ont été mis hors d’état de nuire, plusieurs ont été arrêtés, et un véritable arsenal de guerre a été saisi. Selon leur habitude lorsqu’il s’agit de commenter le terrorisme qui sévit ailleurs qu’en Occident, l’Agence Reuters et des journaux français comme Le Figaro, Le Nouvel Observateur et d’autres ont qualifié de "militants" les terroristes qui tuent nos militaires et nos gardes communaux. Des "militants" pour la cause de la DGSE, de la CIA, du Mossad et du MI6 sans aucun doute ! Les Occidentaux ont toujours soutenu les terroristes islamistes qui massacraient notre armée et notre peuple pendant la décennie rouge sang, comme ils soutiennent aujourd’hui les terroristes qui saignent la Syrie. Rappelons que le président Mitterrand avait interdit la vente d’armes à l’Algérie pendant que notre armée et notre peuple affrontaient les pires criminels islamistes qui aient jamais foulé le sol de cette planète. Pour les Occidentaux, quand on tue des dessinateurs à Paris, les auteurs sont des terroristes et tout le monde est "Charlie", mais chez nous, les coupeurs de têtes sont des militants ! Pendant ce temps, les pingouins saoudiens wahhabites, ces chameliers illettrés, véritables barils de pétrole sur pattes, bailleurs de fonds de tous les groupes terroristes qui ont massacré 250 000 Algériens et qui continuent à endoctriner et financer tous les groupes terroristes qui ravagent le Moyen Orient et le Sahel, ont le culot d’inscrire l’Algérie sur une liste noire en affirmant qu’elle soutient et finance le terrorisme ! Nous exigeons l’application de la réciprocité et le renvoi immédiat de l’ambassadeur à Riyad, n’en déplaise au lobby saoudien en Algérie, y compris au sein même du clan Bouteflika, qui pèse de tout son poids pour que nous avalions la pilule. Où est la réaction du pouvoir algérien face à ce précédent très grave ? Le clan présidentiel permet à tout le monde de s’essuyer les pieds sur l’Algérie, et ce n’est pas la réaction pusillanime de la présidence qui va apaiser la colère et adoucir la peine des milliers de familles qui ont perdu un proche à cause du poison wahhabite. Le royaume saoudien est un royaume terroriste, ayez le courage de le dire, dites aussi qu’il est le principal théoricien de tous les mouvements terroristes à travers le monde ! Nous rappelons aux bédouins saoudiens que c’est l’Algérie qui a plaidé pour qu’aucune rançon ne soit versée aux terroristes lors des prises d’otage. Pendant que nous combattons le terrorisme et que le sang de nos soldats et de notre peuple coule encore après avoir abreuvé notre terre pendant des années, une monarchie féodale et archaïque ose s’ériger en moralisatrice pour attaquer l’Algérie qui a toujours été à la pointe de la lutte antiterroriste. Rappelons que le régime wahhabite saoudien coupe les têtes de la même façon que Daech, alimente le terrorisme international idéologiquement avec des fatwas moyenâgeuses et financièrement avec des pétrodollars, interdit à la femme de conduire une voiture, applique la loi de la kafala qui permet d’exploiter des milliers de travailleurs migrants en les transformant en esclaves : des millions d’esclaves, hommes et femmes, triment dans les pays du Golfe, subissant des injures et des coups, la confiscation de leurs passeports, des salaires impayés, les femmes étant soumises à des sévices sexuels. L’Arabie saoudite massacre le peuple du Yémen, l’un des plus pauvres au monde, avec des bombes à fragmentation sans que personne ne pipe mot. L’un des objectifs de la guerre du Yémen est d’offrir un second souffle à Daech-IS, lié aux services de renseignement occidentaux et au Mossad, lui permettant de gagner du terrain et de devenir incontournable dans les négociations qui vont suivre sur le dossier syrien, si pas iranien. Si le pouvoir actuel algérien est incapable de donner aux sinistres bédouins saoudiens une réponse proportionnelle à l’injure subie, nous, les patriotes, exigeons que l’ambassadeur saoudien retourne chez lui s’occuper de ses chameaux séance tenante ! Si Bouteflika est copain coquin de l’Arabie saoudite, nous nous référons à l’exemple du camarade Nicolas Maduro, le président du Venezuela, qui a expulsé l’ambassadeur saoudien dès début avril pour protester contre l’agression saoudienne criminelle au Yémen. Nous en avons assez d’encaisser sans qu’il y ait de réponse adéquate ! Nous n’oublions pas que le clan au pouvoir n’a pas soufflé mot lorsque l’Arabie saoudite a empêché l’avion affrété pour le rapatriement de nos ressortissants coincés au Yémen au début des bombardements criminels. Jamais les Saoudiens n’oseraient se comporter de cette façon s’ils avaient affaire à un pouvoir fort, c’est une humiliation de plus imputable au clan des Bouteflika.

Le président Bouteflika et ses frères. DR.

Le président Bouteflika et ses frères. DR.

Pendant que l’institution militaire rapporte des résultats concrets dans sa lutte incessante contre le terrorisme, le pouvoir politique algérien incarné par le clan présidentiel ignore royalement la menace terroriste qui nous infiltre via la Libye et toute la frontière sud, est en déphasage total avec la situation géopolitique régionale, et ne pense qu’à gérer les affaires courantes en investissant dans le néant. On se demande s’il existe d’autres contrées perdues dans la galaxie où l’on peut trouver l’équivalent de ce qui se passe actuellement dans une Algérie devenue la proie d’un pouvoir antinational, régionaliste, basé sur le clientélisme et dont l’unique préoccupation tourne autour des gains et autres apanages indécents. Le parfait exemple de crétin corrompu, de véritable boulet gravitant autour du pouvoir actuel est le mgamel (pouilleux) Ali Haddad "les-deux-brouettes" qui n’a pas hésité à offrir de l’argent et des femmes algériennes aux investisseurs chinois lors de son déplacement officiel en Chine en compagnie du Premier ministre et des membres du gouvernement. Fidèle à lui-même et en présence des ministres, cet énergumène a osé déclarer qu’"en Algérie, il y a de l’argent à prendre et des femmes à marier", se sentant habilité à placer la femme algérienne au rang de bétail et à distribuer les deniers publics. Nul doute que ce beggar assermenté, larbin et prête-nom de Saïd Bouteflika, connaisse bien la façon de prendre l’argent et qu’il confonde l’Algérie avec l’hôtel de passeLe Marin qu’il gérait avec sa famille. Ce misérable a insulté nos mères et nos sœurs en public en voulant les vendre comme de la marchandise, sans qu’aucun des ministres et affairistes présents n’intervienne. Nous lui conseillons de commencer par sa femme, car il a tout à fait le profil du maquereau qui vendrait mère, sœur, fille et épouse pourvu que la transaction soit profitable. S’il n’y a personne en Algérie pour clouer le bec à ce voyou de bas étage, pour ma part, je ne cesserai jamais de le pourchasser jusqu’à ce qu’il rende des comptes au peuple algérien pour les vols qu’il a commis et pour qu’il restitue l’argent qu’il a pris. Quand Haddad se permet de vanter les richesses et l’argent de l’Algérie en Chine ou ailleurs, il faut qu’il intègre une bonne fois pour toutes dans sa cervelle de moineau que rien de tout cela ne lui appartient. Nous avons dévoilé les pratiques frauduleuses de ce minable parasite dans plusieurs articles dénonçant sa pratique de l’évasion fiscale, de la sous-traitance et de la surfacturation, et notamment l’affaire du Ritz de Barcelone qu’il a acheté et qu’il ne déclare pas aux autorités algériennes, ainsi que les différents biens qu’il a acquis en Espagne et en Italie sans payer un centime au fisc algérien, ses travaux non finis comme le stade de Tizi Ouzou, les portions d’autoroute en perpétuelle attente, etc. En conséquence, suite à l’instruction du ministre de la Justice Tayeb Louh qui demande au Parquet de s’autosaisir dans les affaires de corruption et tout ce qui touche aux biens publics, nous demandons au ministre Louh d’appliquer sa propre directive. Le ministre de la Justice a demandé de lutter contre la corruption, nous mettons l’affaire Haddad sur la table ! Le Parquet d’Alger doit s’autosaisir des détournements et de l’évasion fiscale d’Ali Haddad, l’IGF doit le contrôler sans tarder, vu qu’il ne paie pas ses impôts, bref, nous demandons que la loi soit appliquée à son égard au même titre que toutes les entreprises petites ou grandes qui paient leurs impôts. Il n’y a pas lieu d’appliquer des mesures exceptionnelles envers certaines personnes comme Ali Haddad sous prétexte que celui-ci bénéficie de la bienveillance et de la protection de son maître et "frère" Saïd Bouteflika. Si le Parquet algérien ou le ministre de la Justice sont incapables de traiter le cas de cet escroc notoire, nous le ferons ! A cet effet, nous avons contacté des personnalités en Espagne et en Italie et nous allons tout faire pour rapatrier l’argent qu’il a placé là-bas, c’est une promesse que nous faisons au peuple algérien. Nous avons aussi prévenu nos amis en Chine pour leur révéler le véritable visage d’Ali Haddad et de ses maîtres. Le combat contre ces crapules n’est plus uniquement national, il est devenu international, et nous résisterons avec nos amis au niveau mondial pour mettre hors d’état de nuire la cinquième colonne et le cheval de Troie du colonialisme et de l’impérialisme qui dilapident l’Algérie. Lorsque Haddad a osé proposer les femmes algériennes comme dans un marché sur la Route de la Soie, la race bâtarde dont il est issu n’a sans doute pas eu écho que le Grand Timonier, le camarade Mao Zedong, a reçu la moudjahida Djamila Bouhired avec les honneurs en formulant cette phrase prophétique à celle qui représentait la jeune nation révolutionnaire algérienne : "Pourquoi n’écrivez-vous pas votre histoire ? Car viendra un temps où ceux qui ne l’ont pas faite l’écriront à votre place". Comme nous sommes loin de ce temps-là !

Qui dit corrompu dit corrupteur. Les visites incessantes de ministres français qui n’arrêtent pas de venir jouer leur partition aux côtés du président grabataire ajoutent encore à l’image pitoyable de l’Algérie. Quand on voit comment le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius se prononce en Algérie avec condescendance sur des dossiers de politique intérieure, tout Algérien ne peut qu’avoir la nausée. L’Algérie n’est jamais tombée aussi bas que sous le règne de la dynastie Bouteflika et nous n’arrêterons jamais d’affirmer que ce sont des colonisés qui ont négocié avec la France pour se maintenir au pouvoir. Chaque patriote éprouve un malaise proche du dégoût en voyant le président algérien dans un tel état face au sioniste notoire Fabius. Les images montrant un président hagard, un micro sur sa joue, qui s’efforce de prendre un mouchoir face à la caméra, font honte à une Algérie pour laquelle des millions d’Algériens se sont sacrifiés parce qu’ils avaient foi en l’avenir de leur nation. Cette Algérie mérite-t-elle le gâchis de ses potentialités qui auraient pu faire d’elle une puissance ? La réponse est non ! Aujourd’hui, l’Algérie est traînée dans la boue par des corrompus qui acquièrent des biens en France et en Navarre et pour lesquels le mot patriotisme ne représente strictement rien. El hargma (la grande bouffe) est leur seule et unique Constitution, leurs constantes nationales, leur dieu. La communication officielle n’a jamais atteint un tel degré de déliquescence quand un journal en ligne publie la liste du changement ministériel avant le communiqué présidentiel. Dans les pays qui se respectent, la communication présidentielle est d’une importance capitale, les chefs d’Etat s’expriment à leur peuple, expliquent leur politique et montrent qu’ils sont aux commandes, plutôt deux fois qu’une. Ici, on se demande quelle est la conception de la communication pour la présidence. Cette gestion calamiteuse alimente les supputations et les rumeurs, aggravant la perte de confiance du peuple algérien envers le pouvoir actuel, envers l’opposition qui n’a aucun ancrage et envers les associations civiles qui tournent autour du pouvoir pour gratter quelques cacahuètes, tous participant à la tragédie nationale. La nécessité d’une opposition forte est l’un des fondamentaux de la politique. Par rapport au parti unique qui comportait des courants différents en son sein et suscitait des débats mémorables, nous avons régressé à un stade féodal où chacun est obligé de se ranger derrière le trône à roulettes du roi grabataire, et celui qui ne cautionne pas ce délire n’est pas patriote. Que Bouteflika adresse un discours à la nation. Chiche ! Où est le Conseil des ministres qui ne s’est plus réuni depuis des lustres ? Où est le chef de l’Etat dans les réunions décisives ? Ou est passé la révision de la Constitution ? La première mouture aurait-elle été volée ? Allons-nous encore traîner ainsi pendant des années pendant que le monde nous regarde ? Et dire que nous aurions pu devenir un pays émergent...

Des entreprises publiques algériennes achètent à tout va la voiture Symbol pour venir à la rescousse de l’usine Renault qui ne vendait pas un seul véhicule, ainsi la Sonatrach vient d’acquérir 70 de ces tas de ferraille hors de prix. On se demande d’ailleurs quand la "main baladeuse", par un tour de passe-passe dont elle a le secret, va se poser sur la tête de l’éternel intérimaire de Sonatrach pour le nommer enfin PDG de plein droit. En effet, la plus grande entreprise algérienne génératrice de devises reste entre les mains d’un directeur provisoire qui prend des décisions à l’image de ceux qui décident à la tête de l’Etat. Pourquoi s’en priver puisque personne ne rend des comptes à qui que ce soit ? On le voit avec ce gouvernement composé de "techno-khrates" (techno-crasses) qui ne fait que ce qui lui chante sans aucune contrainte, l’Assemblée croupion votant sans sourciller toutes les lois qui lui sont proposées. Idem pour le Sénat. Un Parlement élu avec moins de 30 % des suffrages ne peut qu’être faible et se transforme en comité de soutien du pouvoir politique. L’Algérie n’est même pas un Etat bananier, elle est un Etat couscoussier. Abdelaziz Bouteflika a tellement cumulé les prérogatives, que son absence et la vacance du pouvoir ont mis le pays en panne, alors que si nous étions dans un régime parlementaire, les institutions fonctionneraient normalement. Au lieu de cela, toutes les institutions ont été vidées de leur substance et s’identifient à la villa-clinique présidentielle de Zéralda, ne servent à rien si ce n’est à faire semblant d’exister et à distribuer les bakchichs de la vache à lait des orphelins que chacun tète avec avidité. La fin de cycle de ce pouvoir politique à bout de souffle ne requiert pas quelques fusibles à sacrifier et ne nécessite pas du sang neuf au gouvernement ou ailleurs pour se régénérer. C’est une mise à plat et une refondation qui doivent être amorcées sans les teneurs du pouvoir actuels, à savoir leur "Fakhamatouhou" (Monseigneur) et son harem au grand complet. La villagisation et la mentalité de monarque d’un autre âge, est en train de provoquer un désastre. Il faut rappeler que sur le plan économique, l’Algérie sera dans l’obligation d’emprunter au FMI en 2016, alors que nous avions des réserves de changes conséquentes et des moyens économiques qui auraient pu constituer un véritable tremplin pour l’Algérie et en faire un Etat sérieux. Au stade où nous en sommes, nous voulons juste un Etat normal qui fonctionne d’après les normes internationales, à l’opposé de ce que l’Algérie est devenue avec l’amateurisme et l’absence de vision stratégique de ceux qui gouvernent le pays en ce moment. Saïd Bouteflika et sa cour ont ramené l’Algérie dans une impasse totale. Nul besoin d’être expert en économie ni spécialiste en quoi que ce soit pour savoir que les potentialités d’hier n’existent plus aujourd’hui, que des coupes budgétaires dans différents secteurs auront lieu, que l’époque de larachka (prodigalité) est révolue, et que nous allons passer aux choses sérieuses très bientôt.

Au diable l’avarice, pour se maintenir au pouvoir, le clan Bouteflika continue à offrir des cadeaux somptueux à la France de leur ami Hollande, dit Flamby. C’est le cas avec les 17 autorails "Coradia" que l’Etat algérien va acquérir auprès du groupe français Alstom pour la coquette somme d’un peu plus de 190 millions d’euros. Une usine d'assemblage de tramways a été inaugurée par Alstom à Annaba le 12 mai pour un investissement de 25 millions d'euros, l’entreprise française étant chargée de la production de tramways dans plusieurs wilayas. Après le constructeur automobile Renault, c’est au tour de Peugeot de débarquer en Algérie dans un proche avenir. Dans cet aveuglement à vouloir soutenir l’économie française et le régime de François Hollande aux abois, les indigènes, les bougnoules, colonisés assumés, et dont Franz Fanon a si bien dressé le portrait, ont oublié les intérêts de l’Algérie, car il n’y a aucun transfert de technologie dans ces partenariat gagnants pour la France et perdants pour l’Algérie. Si le régime français participe à la farce du quatrième mandat, c’est uniquement parce qu’il y trouve un intérêt. Comment refuserait-il ce qu’on lui apporte sur un plateau d’argent, alors que la France est en faillite ? On n’est pas regardant tant que l’argent rentre à flots dans les banques françaises : un bougnoule prodigue est un bon bougnoule. Mais qui défend les intérêts de l’Algérie ? Certainement pas la cohorte des Bouteflika et autres pilleurs de la nation qui ont trahi la confiance de tout un peuple et la mémoire des martyrs torturés, mutilés, massacrés par la France coloniale devant laquelle le clan des pourris déroule le tapis rouge. Ce que ces ânes bâtés aveugles et inconséquents semblent ignorer, c’est que le jour où ils auront cessé d’être utiles à la France pour une raison ou pour une autre, tous leurs avoirs subtilisés dans les caisses de l’Etat algérien et placés à l’étranger seront gelés sans autre forme de procès. Quand ce pouvoir tombera, les Français seront les premiers à s’en laver les mains, comme on l’a vu avec leur ami Ben Ali ou Kadhafi qui a fini dans un égout et les autres, ce qui est impossible à comprendre pour les hamardu clan de Bouteflika qui croient qu’en offrant des contrats à la France, ils prolongent leur durée de vie indéfiniment. Ils n’ont pas encore compris que pour les Occidentaux, rien n’est statique et tout peut changer à tout moment, sauf leurs intérêts qui sont inamovibles.

Le pouvoir fantoche des Bouteflika et leur harem essaient de concocter un scénario pour l’après-Fakhamatouhou. Gagner du temps n’est pas leur objectif final, c’est juste une tactique pour chercher une sortie au piège du quatrième mandat qui s’est refermé sur eux, et trouver une solution négociée pour pouvoir se prémunir des poursuites judiciaires suite à leur dilapidation de milliards de dollars. Pour le moment, le consensus n’a pas été trouvé et Saïd Bouteflika essaie de prolonger la durée de vie du règne de son frère par tous les moyens afin d’effacer la trace des crimes économiques commis contre la nation algérienne. Un petit subterfuge par ci, une diversion par là, on amuse la galerie, on occupe les gens, et c’est dans ce cadre que s’inscrit la programmation des procès en cascades qui n’aboutiront à rien car les commanditaires de ces crimes économiques sont bien évidemment à chercher ailleurs que dans les tribunaux. Ce statu quo coûte cher à l‘Algérie et devrait inciter plus d’un à fermer son bec, comme ce zemmar (chieur) Saïdani qui a voulu un gouvernement politique et qui a joué longtemps les pythies du pouvoir de Bouteflika, mais dont la boule de cristal est désormais muette. Pour ses adversaires au FLN, c’est le moment ou jamais de chasser cet olibrius comme il se doit en appliquant sur lui la violence révolutionnaire, à coups de derbouka sur la tête, et lui faire rejoindre ses lieux de prédilection : ce sera un départ acoustique. Saïdani a non seulement échoué à obtenir le premier ministère mais son parti doit se contenter de quatre fauteuils ministériels, alors que le FLN est le parti majoritaire à l’Assemblée. Il est vrai qu’il s’agit de l’Algérie et que nous sommes à des années-lumière des normes internationales qui veulent qu’un parti majoritaire à l’Assemblée doit gouverner. Chez nous, on a inventé un autre style de gouvernance entre un président par correspondance, un gouvernement qui n’est pas issu de la majorité à l’Assemblée, des assemblées qui sont des annexes du gouvernement, un pouvoir sans opposition, des médias off shore, une société civile qui ne se pointe que lors des partouzes électorales et pour la politique de la chkara. Tout baigne, circulez, il n’y a rien à voir, c’est tout simplement le règne de Bouteflika IV. Quand ces kharay Haddad et Cie lancent une campagne pour consommer algérien, on se demande s’ils sont devenus végétariens, car que produisent ces sinistres begarra pilleurs de la nation, à part la parlotte dans des hôtels 5 étoiles ? Produisez donc, Messieurs, on consommera ensuite. Pour le moment, nous consommons votre stupidité, votre amateurisme et votre esprit antinational jusqu’à en vomir.

Comme l’a montré la chaîne publique algérienne qui n’a rien de publique puisqu’elle a été privatisée par le clan Bouteflika, l’échange - ô combien stratégique - entre le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius et le président Bouteflika a été très fructueux, dixit Fabius. En effet, le président lui a péniblement confié via son micro qu’il y avait un orage à Paris, sur quoi Fabius a répondu qu’il n’avait pas atteint l’Algérie. Entre le football et la météo, Bouteflika s’applique avec effort à démontrer qu’il peut encore formuler quelques phrases. C’est dire si les chaînes prétendument publiques algériennes vivent sur une autre planète et mentent effrontément, nous prenant pour des idiots, alors que les réseaux sociaux existent, que nous ne sommes plus à l’ère du noir et blanc mais à l’heure des Snowden, Assange, Manning et autres lanceurs d’alerte : ce président est malade et doit partir au plus tôt ! Si son frère veut se porter candidat, qu’il le fasse au lieu de se planquer derrière un fauteuil roulant. Et les Français, passés maîtres dans l’art de l’abus de faiblesse comme on l’a vu avec l’affaire Sarkozy-Bettencourt, participent à cette mascarade grotesque qui n’est du goût de personne, en utilisant leur Bettencourt en Algérie. Les médias français, chiens de garde du régime de François Hollande,France 24 et Canal+ en tête, reflètent le machiavélisme sans bornes de leur gouvernement en n’hésitant pas à montrer la déchéance du président algérien à travers des images humiliantes et dégradantes tout en tirant leur épingle du jeu. La France colonialiste se venge de l’Algérie qui l’a foutue dehors à coups de pieds au cul en montrant un président amoindri, afin de saper le moral des Algériens. Elle soutient ce pouvoir fantoche tout en prenant sa revanche, nous disant : "50 ans après votre indépendance, regardez votre président, voilà ce que vaut votre indépendance".

Aux magistrats algériens, affranchissez-vous de ce pouvoir politique pourri et de ce clan présidentiel gangrené par la corruption qui disparaitra un jour, mais vous, magistrats algériens, arrêtez de cautionner cette mascarade et honorez votre serment au lieu de vous acharner contre un journaliste diabétique comme Abdessami Abdelhaï et le caricaturiste Tahar Djehiche que nous soutenons totalement par principe. Ces gens, et bien d’autres, sont victimes de la hogra(l’injustice). Quand un pouvoir est ébranlé par une plume, il faut méditer sur la fragilité de son état, car une simple bourrasque peut l’emporter. Nous affirmons à tous les collègues pourchassés et harcelés par ce gang de voleurs que nous leur offrons notre soutien de principe, contrairement aux khobzistes qui préfèrent regarder ailleurs et qui ne pensent qu’à leur carrière, et ma plume sera toujours aux côtés des plus faibles face aux puissants du moment. Au lieu de traquer ceux qui expriment leur opinion, poursuivez ceux qui dilapident les deniers publics en toute impunité. Quant aux avocats du barreau d’Oran en grève de la faim, nous les assurons qu’ils ont notre soutien total.

Pourquoi les médias français peuvent-ils impunément se gausser de l’Algérie sans soulever la moindre protestation des bougnoules du clan présidentiel ? Au lieu de pourchasser en justice des journalistes ou des caricaturistes et des citoyens algériens parce qu’ils expriment leur opinion, attaquez plutôt France 24qui montre des images dégradantes de votre président responsable d’avoir réduit la fonction présidentielle à néant, ou les "journalistes" français de TF1 et du JDD qui ont exhibé les affaires sales de vos ministres à Paris dans un livre torchon. Donc, face à vos maîtres français, personne n’ose ouvrir la bouche ? On redevient le raton consentant et reconnaissant, soumis à tous les désirs de son maître blanc ? Je n’écris pas mes articles depuis une villa luxueuse du Club des Pins ou de Moretti. Ma génération a été sacrifiée ainsi que plusieurs autres générations, et des millions d’Algériens sont morts pour notre patrie, certainement pas pour qu’une bande de gangsters dilapide ses richesses. Je sais d’où je viens, je suis un homme du peuple et j’ai vécu ce qu’il a vécu. Je n’écris pas pour plaire et je n’ai rien à prouver, je me bats pour mon peuple et pour défendre la terre de mes ancêtres. Comme Diogène, je cherche un honnête homme, scrutant les ténèbres avec ma lampe. Le fait de contrer ces responsables irresponsables et pourris est un devoir patriotique et nul n’est plus algérien qu’un autre. Le patriotisme n’est l’exclusivité de personne, donc retenez vos chiens qui aboient à mes basques. Je vous mets à nouveau au défi devant le peuple algérien, jouons cartes sur table et montrons qui a volé et qui a trahi ! Je n’ai pas de comptes off shore ni de biens planqués chez vos maîtres gaulois. Personne ne m’impressionne. Quant à vous, les traîtres à ma patrie, je vous contrerai jusqu’à mon dernier souffle. Gardez vos chiens à la niche ! El kawada, El Rokhss, le larbinisme, le lèche-bottisme, la corruption, tous les mots les plus vils se sont répandus dans la patrie des chouhadas (martyrs) par les pratiques grossières d’une poignée de cancres. Que dieu vous maudisse tous, vous et vos rejetons bâtards ! Quant aux quelques journalistes lèche-cul que je dérange et qui font honte à l’Algérie, cessez d’être des putes à pub, délaissez la mangeoire qui vous engraisse pour prendre parti pour votre pays qui est dans une situation catastrophique, au lieu de penser à conserver vos privilèges de larbins. N’oubliez pas de rendre les clés de vos chambres d’hôtel à Sidi-Fredj, cela constituerait un bond qualitatif et un bon début dans l’émancipation de la profession de journaliste face au pouvoir de vos maîtres maquignons.

Tous les mots du vocabulaire sont incapables d’exprimer la colère et le chagrin que tout patriote algérien sincère ressent face aux dégâts que ces pourritures ont provoqués en Algérie. Pour sauver l’état national, il faut mettre hors d’état de nuire ce pouvoir politique au service des multinationales et des puissances occidentales, la France en tête. Il est nécessaire de rompre avec le mode de gouvernance archaïque et pousser vers la réhabilitation de la République qui a subi de graves préjudices suite aux dérives monarchiques de ce clan présidentiel. C’est la condition sine qua non d’un début de changement réel qui sera sans doute combattu farouchement par les groupes d’intérêts occultes qui mènent l’Algérie au désastre après l’avoir menée dans une impasse et une stagnation intenables. Il est indispensable de trouver un souffle nouveau pour construire un Etat sérieux éloigné du népotisme, du régionalisme et autres tares qui étouffent notre patrie. Chaque cycle connaît sa fin et pour amorcer le nouveau cycle, il faut une prise de conscience collective et, surtout, continuer de croire à l’Algérie. Mon récent déplacement dans l’Algérie profonde m’a confirmé que de nombreux repères fondateurs ont été perdus au niveau populaire où l’argent est devenu une préoccupation centrale. Le pouvoir de Bouteflika a réussi à corrompre une grande partie de la population, répandant son venin malfaisant dans de larges couches sociales, ce qui explique le coma profond de toute la société à l’image de ce pouvoir corrompu qui l’a anesthésiée par contamination. Dans ce contexte, aucune vitalité, aucun éveil, n’est possible. Le peuple dans son ensemble a perdu la foi dans le fait politique, ce qui est d’une gravité majeure. Comment le mobiliser encore ? En généralisant la corruption,ce pouvoir pourri a propagé sa gangrène dans le peuple algérien et le malaise est tres profond. Le diagnostic n’est pas encourageant néanmoins le cas algérien n’est pas désespéré, il faut une thérapie de choc à tous les niveaux pour sortir de ce bourbier. Le plus dangereux dans l’ascension du clan de l’argent sale, c’est que des institutions qui étaient à l’abri des manigances sont désormais menacées. Or, il est impératif de préserver nos institutions sécuritaires de ce clan corrompu. Nos amis au sein de ces institutions n’arrêtent pas d’attirer notre attention et de tirer la sonnette d’alarme sur le danger que constitue le clan de l’argent sale pour nos instituions sécuritaires. C’est très délicat pour un patriote convaincu d’évoquer certaines situations dans la presse mais le moment est venu d’en finir avec ceux qui ont sali notre drapeau. L’heure est à la neutralisation de toutes les brebis galeuses au sein de certains secteurs stratégiques, c’est une question de survie de notre Algérie. Par les actes, chacun doit agir à son niveau pour l’intérêt de la nation. Personnellement, je réitère mon appel à tous les Algériens pour constituer des collectifs à travers toute l’Europe et dans le monde, dans le but de rapatrier l’argent détourné et placé dans les banques occidentales par ces malfrats pour pouvoir le réinjecter dans l’économie nationale, ce qui normalement devrait être le rôle des partis politiques et autres associations qui se comptent par centaines mais qui ne bougent ni à l’intérieur du pays, ni à l’extérieur, pour ne pas dire qu’ils ne servent à rien.

Devant cette gestion anarchique du clan Bouteflika, le peuple algérien, dégoûté de tout, se jette a la mer pour rejoindre l’Europe alors que notre pays devrait offrir autre chose que des boat-people. L’échec est monumental, mais il ne faut pas baisser les bras. Au contraire, il faut croire à une Algérie meilleure, débarrassée des corrompus et des larbins de l’Occident, et passer enfin à un changement concret pour aborder les choses sérieuses loin du bricolage de ce pouvoir politique arrivé à terme qui n’accouchera de rien. Les accoucheurs ne sont plus là, nous vivons une époque très confuse où les enjeux dépassent de loin l’intérêt étroit des uns et des autres. Le clan de Saïd Bouteflika et son harem n’ont rien à voir avec l’Etat national, ce sont des usurpateurs qui squattent indûment la tête de l’Etat. Un pouvoir politique éphémère et corrompu n’est pas l’Etat. S’opposer à ces gens-là participe à consolider la notion d’un Etat fort au service des citoyens. Les pouvoirs politiques partent, mais l’Etat reste, et ce pouvoir particulier est un danger mortel pour l’Algérie. Cette évidence semble échapper aux écervelés qui pullulent et qui se perdent en non-sens. Saïd, Haddad et autres beggars corrompus devraient investir dans la connerie renouvelable et débloquer le crédit à la consommation pour relancer la production de la parlotte et du vent ! Quoi qu’il en soit, les prochains mois seront porteurs de bien des rebondissements.

Mes racines sont très profondes dans cette bonne terre d’Algérie qui a connu des fléaux bien plus dévastateurs que les charognards qui sont en train de la piller et malgré toutes les trahisons et les forfaitures, l’Algérie a survécu et est restée debout. Nous faisons le serment que nous vengerons le sang de nos martyrs en mettant hors d’état de nuire les valets de l’impérialisme, les serviteurs du néocolonialisme, tous ces nouveaux pantins de l’Occident qui ont perturbé le sommeil de ceux qui ont donné leur vie pour notre patrie. Nous ne serons jamais en paix tant que nous n’aurons pas neutralisé tous les parasites antinationaux. L’Algérie doit être restituée à ses enfants authentiques et à sa glorieuse Histoire, c’est le sens de notre combat. Le désespoir est dans le camp des traîtres, quant à nous, nous vaincrons tôt ou tard.

Mohsen Abdelmoumen

Published in Oximity, May 23, 2015:

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