Je suis un soldat algérien

Publié le par Mohsen Abdelmoumen

Nos soldats algériens martyrs, assassinés par des criminels terroristes ce 17 juillet 201No

Nos soldats algériens martyrs, assassinés par des criminels terroristes ce 17 juillet 201No

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Et dire

Que notre sang, nos chants lointains

Et dire

Que du sang des martyrs naquit la rose rouge

Et dire

Mère cette fête et cet Aïd ne sont pas miens

Et dire

Combien de morts allons-nous encore compter

Combien de soldats de la patrie

Fils du peuple

Allons-nous pleurer

Et dire que le sénateur McCain a bien siroté son double whiskey Red label Daech Isis avec glaçons

Que notre sang est un apéro pour vos Bourses et votre complexe militaro-industriel complètement décomplexé

Et dire

Que nos braves, leurs poitrines sont remplies de plomb

Et les cancres, leurs panses sont pleines de fric

Et dire

Que Mohamed Amine, Mustapha, et les autres soldats de ma patrie fière et pleine du soleil de la vie…

Sont partis la fleur de l’âge

Et dire

Algérie, ma patrie meurtrie

Les patriotes ont la braise de Ben M’Hidi dans une main et un rêve inachevé dans l’autre

Et dire

Que des jeunes soldats, des enfants de ma patrie, continuent de mourir

Et dire

Que votre chaos, Messieurs les Occidentaux, est tellement créatif…

Et dire

Que des mères vont pleurer ces jours de fêtes

Et dire que le sang coule dans mes contrées lointaines, la terre de mes ancêtres

Et dire

Que les morts me parlent et j’ai cru que c’était fini

Et dire

Que point de répit pour les patriotes

Et dire

Que je ne pardonne pas, je veux en guise de deuil, dormir un peu

Et laisser dormir les miens, les soldats de l’ANP

Et dire que ces trois lettres ANP exigent non pas un drapeau en berne ni une cérémonie quelconque

Petits jeunes nous avons tout fait

Pour que le cauchemar s’arrête et que vous organisiez vos noces tranquillement

L’été et la mer et les fêtes de famille

L’Algérie saigne ses citoyens

Ses soldats, ses policiers, ses gendarmes, l’Algérie perd sa matrice, sa jeunesse

Regardez ce qu’ils ont fait à ma patrie, j’invoque mes ancêtres glorieux et conquérants

Où êtes-vous ?

Galopez et venez, notre terre est meurtrie !

Je vous invoque dans ces moments de fêtes, vous,

Les guerriers et érudits dont le sang a été le socle de la jeune nation algérienne

Mes ancêtres, venez, sur vos chevreaux blancs

Je n’ai fait que vous honorer, la plume en bandoulière,

Regardez ce qu’ils ont fait à notre terre, notre patrie

Je ne cesserai de vous attendre

Ancêtres glorieux, vous, les Abdelmoumen

Votre sang est mon manifeste

Vous, mes ancêtres glorieux résistants dont le sang a arrosé le sol de Constantine Cirta ville où votre siège a duré des années

Ces soldats morts en cet Aïd sont vos soldats,

Des soldats de l’Algérie indomptable et insoumise, fière et digne

Que c’est long d’attendre le retour de mes ancêtres glorieux

Votre offrande à la patrie et celle de ces jeunes soldats, fils du peuple, pour lequel vous vous êtes sacrifiés

Que c’est long de vous attendre et

Je languis de vous rejoindre même si l’Olympe de votre Iliade est éloignée de mes rivages du nord

La complainte des soldats algériens est un chant lointain

Il vient des rivages des fiers guerriers que cette terre a forgés comme l’olivier de ma patrie belle et redoutable

Sa racine est profonde… on n’a que faire de vos fausses condoléances et vos états d’âme

La mère patrie est notre décoration, notre sève, notre sacrifice

Adieu mère

Adieu mes amis

Adieu mes frères

Mon passage sur cette terre fut bref

Notre mort est une offrande à vos quiétudes

N’oubliez pas de défendre notre mémoire, espoir vain de Didouche

Nous sommes partis

Et dire

Je ne veux rien entendre sauf une phrase, sauf un mot

Juste la peau des terroristes bien crevés comme des porcs

Et dire

Juste dire que le sang exige le sang, pas plus

Et que l’aube ne verra pas ces crèvelures d’Isis ou d’Aqmi ou autre label terroriste

Et dire

Que les mots sont des maux, les nôtres beaucoup plus

Et dire

Que le palais ronfle et pète

Et que les enfants du peuple meurent

Et dire

Que dans la terre des lions on se bat

Et juste redire que point de répit pour nous sans la réparation, la vengeance, ni vos cris de vierges effarouchées, ni vos hypocrisies sponsorisées par le capital

Et dire

Que vos medias mentent et que vos chiens de garde ont perdu le chemin de la niche

Et dire

Que notre sang et coté en bourse, la bourse de votre horreur

Et dire

Que génération après génération le goût de la mort remplit notre air

Et dire

Combien on vous paye… ça paie bien de vendre son âme

Wlad echaaab (enfants du peuple) meurent dans l’indifférence de tous

Et dire

Qu’à Paris ils sont Charlie et à Washington ils sont Donald Duck et que personne n’est Hossam, ni Mustapha, ni Seif, ni autre, désolé, vos prénoms sont les miens

Nous sommes soldats

Morts pour la patrie

Morts pour l’Algérie

Un certain jour

Une certaine date

Une certaine fête

Que vous allez oublier sans doute comme on oublie sa brosse à dents

Anonyme comme notre malheur et les larmes de nos mères

Dormez en paix mes frères

Même si nous sommes fatigués de croiser le fer

Nous allons veiller sur votre sommeil

Et nous ne dormirons qu’une fois la bête immonde extirpée et arrachée de notre terre

Gloire a nos martyrs

Et je veux juste dire aux autres : silence chuuuuut

Respectez notre deuil

Silence on ne meurt jamais dans la terre des braves

Mohsen Abdelmoumen

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