De l’Algérie de Larbi Ben M’hidi à l’Algérie de Chakib Khelil

Publié le par Mohsen Abdelmoumen

De l’Algérie de Larbi Ben M’hidi à l’Algérie de Chakib Khelil

Comme je l’avais annoncé dans mes articles précédents, le retour inévitable de Chakib Khelil constitue l’ultime étape du démantèlement du DRS concocté par Saïd Bouteflika, sous la houlette de divers services étrangers : français, américains et israéliens. Comme me l’ont en effet affirmé certains de mes interlocuteurs algériens, le destin de l’Algérie n’est plus entre les mains des Algériens mais dans celles des puissances occidentales, notamment les États-Unis d’Amérique. Que représente donc le retour de Chakib Khelil en Algérie pour les puissances occidentales ? Chakib Khelil, agent de la CIA est lié à son comparse, Robert W. Pleasant du fantomatique cabinet Pleasant & Associates de New York et dont le nom se retrouve dans la Hess Corporation, une société américaine classée parmi les 100 plus importantes (classement publié par le magazine Fortune) et qui explore, produit, transporte et raffine le pétrole brut et le gaz naturel un peu partout dans le monde, dont en Algérie. Ce mystérieux avocat américain dont on ne trouve aucune trace, ni au barreau new yorkais ni à la Banque mondiale, contrairement aux dires de son ami intime Chakib Khelil qui l’avait imposé comme « expert » lors de son accession au poste de ministre de l’Énergie et des Mines en Algérie, a obtenu 3 millions de dollars dont 2 millions pour avoir pondu la loi criminelle sur les hydrocarbures. Les deux hommes avaient auparavant favorisé la privatisation du secteur de l’énergie au Pérou, au Venezuela, au Brésil et en Argentine lorsque Khelil était chef du département énergétique de la Banque mondiale pour l’Amérique latine, acculant les populations à la misère. En Argentine, Khelil avait poussé le gouvernement à se défaire à moindre coût de sa compagnie nationale pétrolière YPF (Yacimientos Petroliferos Fiscales) au profit de la société espagnole Repsol.

Il faut savoir qu’il existe un projet d’Obama, USA 2015, programmé pour les 10 prochaines années qui porte sur le soutien offert par les États-Unis aux futurs jeunes leaders d’Afrique, bien sûr à leur solde, pour faire main basse sur les richesses des pays d’Afrique du Nord. Les États-Unis ont négocié dans le secret avec la Russie pour se partager l’Afrique du Nord et le Moyen Orient, mais l’émergence de la Chine et de l’Inde ont poussé les Américains à adopter une stratégie plus énergique. À cette fin, James R. Clapper, chef de la DNI, a nommé Robert Malley pour mener à bien ce projet qui comprend d’intervenir au niveau sécuritaire, social et économique. Au niveau sécuritaire, l’armée a subi de fortes pressions, notamment avec de profonds bouleversements au sein des services de renseignement qui ont dû accepter de faire des concessions et des compromis. L’ANP est sans relâche sur la brèche, soumise à de multiples tâches : protéger les frontières, faire la chasse aux terroristes et trafiquants de toutes sortes, lutter contre le trafic de drogue qui inonde le pays avec le commerce d’héroïne afghane de Daech, les tonnes de kif traité en provenance du Maroc, et les psychotropes venant de Mauritanie. Au point de vue social, Obama a remplacé le « Center for Strategic Counterterrorism Communications » créé en 2011 par le « Global Engagement Center » dont le décret a été signé le 14 mars 2016. Cet organisme dispose d’un budget de 20 millions de dollars annuels pour subventionner discrètement des blogueurs et des leaders d’opinion dans les pays ciblés. Michael D. Lumpkin a été nommé à la tête de cette structure. Du côté économique, le retour de Chakib Khelil, disciple de l’école de Chicago et de la doctrine de Milton Friedman, promet les réformes économiques prônant la privatisation tous azimuts, comme nous le chante déjà à l’unisson le clan des larbins de Saïd Bouteflika. Endettement, universités privées, hôpitaux privés, autoroutes payantes, personne n’est plus à même que Khelil pour exécuter cette feuille de route dans le but de soumettre l’Algérie au contrôle total des États-Unis sans qu’ils aient besoin d’entrer en guerre pour s’approprier les richesses du pays, plongeant la population dans la misère, comme cela s’est produit dans de nombreux pays déstabilisés au cours de ces dernières années.

Chakib Khelil, choix du consensus international, est-il le futur président de l’Algérie ?

L’arrivée de Chakib Khelil a été devancée par toute une série d’évènements, comme la venue du FMI qui a proposé l’endettement à l’Algérie, la peur de Daech que l’on brandit, même si le terrorisme continue ses coups de boutoir et continuera à sévir, néanmoins l’agiter comme un épouvantail à la face des Algériens pour les empêcher d’avancer est une farce macabre. Le seul contrepouvoir qui existe en Algérie n’est autre que l’armée et les services de renseignement, le DRS, ce dernier ayant été neutralisé. Les puissances occidentales ont décidé que Chakib Khelil, ce criminel en col blanc, succédera à Bouteflika en garantissant l’impunité totale au clan Bouteflika et en continuant à les protéger. Le choix de Chakib Khelil n’est pas anodin, et il est nécessaire d’étudier tous les évènements qui se sont produits avant son retour. De nombreuses informations ont circulé marquant l’actualité nationale annonçant le retour du futur président de l’Algérie qui, bien entendu, pourra appliquer son programme en toute tranquillité puisque tout est sous le contrôle de l’Empire. En exfiltrant leur agent des USA pour lui permettre de rejoindre l’Algérie, ce qui le protégera d’une éventuelle inculpation de la justice italienne puisque la Cour de Milan vient d’entamer un nouveau procès sur l’affaire ENI Saipem dans laquelle Chakib Khelil est mouillé jusqu’au cou, les Américains ont fait d’une pierre deux coups : sauver leur joker des griffes de la justice italienne et baliser sa route vers la présidence, aidés en cela par le clan compradore actuellement au pouvoir. Pour rappel, le non-lieu délivré par la Cour d’Appel de Milan à l’encontre de l’ex-numéro un d’ENI Paolo Scaroni, actuellement vice-président de la Banque Rothschild, pour des pots-de-vin versés en Algérie par Saipem, filiale d’ENI, a été annulé par la Cour suprême italienne et un nouveau procès est en cours. Scaroni est désormais dans le collimateur et devra témoigner dans cette grosse affaire de corruption internationale et de fausse déclaration sur le revenu. Des pots-de-vin s’élevant à 198 millions d’euros ont été versés à l’Algérie entre 2007 et 2009 en échange de sept contrats pétroliers d’une valeur de 8 milliards d’euros. Les autres accusés sont l’ancien directeur des opérations de Saipem, Pietro Varone; l’ancien directeur des finances (Saipem ENI), Alessandro Bernini; l’ancien président et chef de la direction Saipem, Pietro Tali; le « collecteur de pots de vin », Noureddine Farid Bedjaoui, qui était l’homme de confiance de Chekib Khelil; le confident de Bedjaoui, Samyr Ouraied, et l’entrepreneur algérien Omar Haboud. Tous sont accusés de corruption internationale. Varone, Tali, Bernini, Bedjaoui et Ouraied sont également accusés de déclaration frauduleuse sur le revenu. En outre, le Parquet a demandé que les preuves récoltées soient admises par la Cour, dont les enregistrements d’écoutes téléphoniques ainsi que les témoignages relatant les diverses rencontres secrètes dans des hôtels de luxe des capitales européennes entre Scaroni et Khelil. Dans l’un des enregistrements téléphoniques entre Scaroni et le ministre italien du Développement économique de l’époque, Corrado Passera, ce dernier étant inculpé dans diverses affaires de corruption en cours de jugement, Scaroni déclarait au ministre avoir envoyé ces 198 millions de dollars en disant qu’ils « étaient en quelque sorte des pots-de-vin ». Ces 198 millions de dollars auraient été versés par Saipem au ministre algérien de l’énergie Chekib Khelil et son entourage via la société off-shore Pearl Partners Limited basée à Hong Kong appartenant à Farid Bedjaoui. D’autre part, l’avocat de Bedjaoui a demandé à la Cour d’interroger son client et de convoquer Chakib Khelil comme témoin. N’oublions pas que Chakib Khelil a été sous mandat d’arrêt international, retiré plus tard sur injonction d’Abdelaziz Bouteflika, pour vice de procédure parce que soi-disant « mal rédigé ». Qui donc l’a mal rédigé ? Va-t-on essayer de nous faire croire qu’aucun magistrat en Algérie n’est capable de rédiger correctement un mandat d’arrêt international ? Cela sent le coup fourré. Souvenons-nous que Mohamed Charfi, le ministre de la Justice « remercié » en septembre 2013, et Belkacem Zeghmati, l’ex-procureur général près la Cour d’Alger qui avait lancé des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de Khelil et sa famille, et limogé en septembre 2015, ont tous deux déclaré que Khelil était coupable d’avoir volé Sonatrach. Ce sont des faits documentés. Je suis en contact permanent avec la Cour de Milan, et je ne le lâcherai pas.

À ceux qui considèrent Chakib Khelil le traître comme compétent, et il y en a, je leur assure que les assassins financiers sont toujours compétents dans la destruction des pays dans lesquels ils sont envoyés. Leur mission de destruction d’une économie ou d’un pays est toujours une « réussite ». Chakib Khelil a détruit l’économie algérienne, et les PV d’auditions sont là pour le prouver. Khelil a préconisé la surexploitation des gisements en se moquant éperdument de la règle qui préconise de réinjecter une partie des gaz extraits afin de maintenir la pression. L’ancien PDG de Sonatrach, Nazim Zouioueche, a expliqué sur Radio M : « Il était normalement question de réinjecter 60 sur les 92 milliards de m3 extraits et de ne commercialiser que 32 milliards de m3. Mais des arbitrages ont été faits il y a près de dix ans en faveur de l’augmentation des volumes à commercialiser au détriment de la vie du gisement. Cela a pour conséquence une baisse de pression et donc des taux de récupération moindres. Si on ne fait rien maintenant, ce sont 40% des volumes de ce gisement qui vont être piégés à jamais, soit 1500 milliards de mètres cubes de gaz d’une valeur d’environ 450 milliards de dollars US… Ces 1500 milliards de m3 de gaz que l’Algérie risque de ne pas produire représentent une dizaine d’années de recettes d’exportations en hydrocarbures« . Lors du procès Sonatrach, le témoignage de Meziane, le PDG de Sonatrach, qui dit qu’il ne décidait de rien et prenait ses ordres auprès du ministre Khelil qui lui téléphonait, est noté noir sur blanc. Donc, Chakib Khelil porte la responsabilité de l’affaire Sonatrach 1 et 2. Dans le cas de Cosider, selon les propos récents du député FLN Wahid Bouabdellah dans El Khabar, Khelil avait refusé d’octroyer à Cosider canalisations la réalisation du gazoduc GR2, alors que la loi donne la primauté aux entreprises algériennes dans les appels d’offres et qu’en outre Cosider était trois fois moins chère que Saipem qui a obtenu le contrat. Que fait la justice face à cette attribution de marché illégale ? Faut-il parler aussi de la surfacturation du palais des Congrès d’Oran sous Khelil, méga complexe aux nombreuses salles de conférence qui a coûté 600 millions de dollars et où il ne se passe rien ? Faut-il évoquer le scandale BRC (Brown and Root Condor) firme mixte algéro-américaine, dont le capital était détenu à 51% par la Sonatrach et à 49% par l’Halliburton de Dick Cheney, avec les surfacturations hallucinantes et la sous-traitance illégale, quand BRC recevait des marchés en gré à gré de la Sonatrach, sans aucun appel d’offres, sous les auspices de Khelil, alors ministre de l’Énergie ? Faut-il aussi évoquer les cinq comptes que celui-ci possède dans des banques suisses, ainsi que ceux de sa femme et ses deux fils ? Où est la commission d’enquête parlementaire chargée de faire toute la lumière sur ces affaires ? Si Khelil était blanc comme neige, pourquoi a-t-il fui le pays comme le voleur qu’il n’a jamais cessé d’être ? J’ai en ma possession un document démontrant que Chakib Khelil possède plusieurs comptes privés dans une banque en Suisse et au Crédit Lyonnais. Parmi ces comptes ouverts personnellement par Chakib Khelil au cours de l’année 2007, le premier a été ouvert dans une banque de la Place Bel Air à Genève sous le numéro 104 088 C dans lequel le premier dépôt d’ouverture s’élevait à 1.220.000 $. Il s’agit d’un carnet de dépôt à taux d’intérêt. Plusieurs fois, la ligne téléphonique directe de la présidence a été utilisée pour donner des conseils au gérant du compte appelé Dominique Stocker dont je détiens le numéro de téléphone. Les conversations téléphoniques ont été enregistrées. Le deuxième compte porte le numéro 5039500321288 et contient plusieurs millions de dollars provenant de commissions liées à divers contrats avec des sociétés étrangères. Khelil possède aussi un compte spécial au Luxembourg géré par un certain Pascal Gurndrich dont je connais aussi le numéro de téléphone. Même topo à Monaco où Khelil est possesseur d’un compte dans une banque du centre de Monaco 98000. Chakib Khelil détient plus de 8 millions de dollars sur ce compte n° 74 293, dont Philippe Sarlin est le gérant et dont je connais aussi le numéro de téléphone. Les transferts sont effectués pour l’achat d’œuvres d’art destinées à une galerie appartenant à Khelil située dans le centre de Monaco. Balayant tous ces faits du revers de la main, les escrocs du clan Bouteflika essaient aujourd’hui de blanchir cette crapule en col blanc pour le porter au poste de président.

De l’Algérie de Larbi Ben M’hidi à l’Algérie de Chakib Khelil

Quand les mafieux Saïdani, Ghoul, Haddad, vantent les mérites d’un autre mafieux

Les Américains ont donc placé leur joker Khelil en bonne position pour être l’homme du consensus afin de razzier tout ce qu’il reste à rafler en Algérie et plonger le pays dans l’endettement qui nous mènera au dépècement du pays en séparant le sud « utile » du nord inutile. Leur choix préalable portant sur Lakhdar Brahimi a été abandonné, Brahimi étant jugé peu fiable parce que trop proche des Russes, notamment via sa déclaration où il a déclaré que si l’Europe avait écouté la Russie, la situation en Syrie aurait été réglée plus tôt. Certains zouaves du régime pourri, Saïdani, Ouyahia, Ghoul, Haddad, etc. ont bien préparé le terrain pour le retour du « héros », ces danseuses du ventre nous chantant la même rengaine via leurs outils médiatiques mercenaires et corrompus qui nous ont offert des spectacles pornographiques. Le résultat est là, le peuple algérien est devant le fait accompli. Ceux qui ont réhabilité Khelil sur les ordres de Saïd et ses maîtres d’outremer, tous les valets du clan présidentiel, larbins et autres escrocs qui ont porté aux nues cet assassin financier, blanchissent de facto Saïd Bouteflika qui est apparu dans des enquêtes et divers scandales, notamment celui de l’autoroute Est-Ouest, et son larbin Saïdani le voleur des fonds agricoles du FNDA, (Fonds national de développement agricole) et consorts, tout en accusant le DRS d’avoir trafiqué les dossiers, alors que tous ces gens ont pillé les caisses de l’État. Les preuves existent aux mains des agents qui ont travaillé pendant des années sur leurs dossiers. Pour l’anecdote, c’est Ouyahia qui a donné l’ordre à l’IGF d’enquêter sur l’affaire de la GCA (Générale des concessions agricoles) et des fonds détournés par Saïdani. Tel est l’État civil dont on ne cesse de nous rabâcher les oreilles, un État qui réhabilitera les voleurs et les assassins économiques à la suite des criminels du FIS et autres terroristes. C’est dans ce cadre que s’inscrit la venue de Chakib Khelil. Nous avons assisté à une diversion macabre et vicieuse de la part du drabki Saïdani qui a même osé utiliser le cas des cadres malheureux qui ont vraiment été lésés dans leurs droits en ayant été jetés en prison lors de l’opération « mains propres » des années 1990, menée par l’homme des sales besognes, Ahmed Ouyahia, l’autre crapule du système. Saïdani a utilisé ces véritables sacrifiés pour faire passer Chakib Khelil en tant que victime. Chakib Khelil « victime », quelle blague ! Cette diversion au comble du cynisme ne dupe cependant personne. Blanchir Chakib Khelil équivaut à le disculper d’être un agent américain qui a travaillé dans la Banque mondiale, qui a dirigé l’OPEP, et les documents prouvant qu’il est un agent de l’Empire existent. Ses enfants et sa femme sont tous américains et ont été visés par le même mandat d’arrêt. Le fils de Chakib Khelil, Sina Khelil, est, comme je l’ai déjà dit, patron de Khelil Entreprise et va revenir également en Algérie pour pouvoir prospecter et prendre ce qu’il reste de réserves de change. Sina Khelil est aussi à la tête de deux autres entreprises Saufis LCC et Le Advisory Board Company, spécialisées dans les programmes informatiques, après avoir géré au moins cinq autres sociétés. Quant au deuxième fils, Khaldoun Khelil, il est associé à Farid Bedjaoui dans plusieurs entreprises. Et l’on nous dira encore qu’ils ont du mal à boucler les fins de mois. Leur nationalité américaine explique pourquoi Saïdani a attaqué l’article 51 du torchon promu « nouvelle Constitution », article écrit par le même clan. Tout se fait « Inside the box », au sein du même clan. Mais l’article 51 va certainement être amendé puisque Khelil est le choix des Américains et que cet article va à l’encontre de leurs intérêts. Chakib Khelil n’est pas n’importe qui, et certainement pas un cadre lésé comme l’affirme le drabki. Même Louisa Hanoune qui avait pourtant l’habitude d’attaquer cet assassin financier, n’a osé évoquer son retour que du bout des lèvres de peur de perdre ses privilèges et sa place confortable.

Certains médias mercenaires ont été instrumentalisés, dont Ennahar d’Anis Rahmani, le fils de harki et toutou de Saïd, et ont osé dire que le DRS du général Toufik avait fabriqué des dossiers, qu’ils le prouvent! Ils veulent attaquer Toufik, Charfi, Zeghmati ? Chiche ! Qu’ils le fassent. Nous avons toutes les informations qui les concernent ainsi que leurs rejetons gavés avec l’argent du peuple algérien. Aujourd’hui, le combat de tous les patriotes est de foudroyer l’ennemi interne, nous n’avons plus le choix. Il aurait pu y avoir un changement en douceur, en nous dirigeant vers un État de droit, pas celui dont nous gave la clientèle du régime pourri du clan présidentiel. Il faut que chacun sache que le retour de ce sinistre personnage à un but tout autre que celui de se faire bronzer sur la plage d’Oran et est éminemment politique. D’ailleurs, il suffit d’écouter les aboiements du drabki Saïdani pour en être convaincu. Il ne s’en cache pas et annonce fièrement que Bouteflika va nommer Khelil à un poste à responsabilité prochainement. Quoi de plus naturel pour un repris de justice d’en protéger un autre ? Car si Khelil a été ciblé par un mandat d’arrêt international pour corruption caractérisée, le drabki lui-même a été condamné en 1996 à un an de prison ferme pour coups et blessures volontaires, destruction de biens d’autrui, menaces et violences à l’encontre de Brahim Youcef, natif de Oued Souf et militant FLN à cette époque, et qui s’est retrouvé un mois à l’hôpital suite à l’agression qu’il avait subie par Saïdani et seize de ses acolytes, comme indiqué dans le dossier n°10441/96 de la cour de Biskra.Étrangement, le drabki n’a pas purgé sa peine. Ce 30 mars, Saïdani a offert un spectacle digne des jeux du cirque romains en organisant un rassemblement à la Coupole à Alger pour affirmer son soutien au vieillard transbahuté en chaise roulante qui tient lieu de président. Le clown Ghoul et quelques autres larbins se sont produits à ses côtés dans une vaine tentative de contrer la réunion de l’opposition Mazafran 2 qui se déroulait en même temps. Une bagarre a éclaté et les journalistes présents, y compris des consœurs, ont été molestés, ce qui est un autre scandale à mettre à l’actif de cette bande de dégénérés qui sèment la pagaille partout où ils apparaissent. Telle est l’image de l’Algérie d’aujourd’hui véhiculée par le clan bouteflikien et ses valets : une foire d’empoigne. Aujourd’hui, Saïdani n’en rate pas une pour tirer à boulets rouges sur Ouyahia. Le divorce entre les deux est consommé, même si nous apprenons, surpris, que ces deux-là ont été mariés. On a cru que Saïdani était marié avec Tliba, mais nous avons été bernés dans les grandes largeurs (c’est le cas de le dire !). Il est vrai que dans le harem de Bouteflika, une vache ne retrouverait pas son veau. Tout le monde se cocufie à qui mieux-mieux. Je conseille à Ouyahia de rentrer chez lui et de se consacrer à ses yaourts en tirant un trait sur ses ambitions ministérielles, voire présidentielles. Il a fait assez de mal au cours de sa trop longue carrière et il finit avec la derbouka de Saïdani en pleine poire. Quant à Saïdani qui tape comme un sourd sur sa derbouka pour battre le rappel afin de construire un mur de soutien au président remorqué, je l’avertis que confier la construction de ce mur à Haddad le kharay, en gré à gré comme d’habitude, serait une erreur fatale, car même s’il le termine, ce qui est loin d’être acquis, le mur finira par s’effondrer et, au lieu de soutien, il risque d’ensevelir le plus célèbre fauteuil à roulettes de la planète, son occupant et tous les pousseurs de charrette.

Comme d’habitude, je mets au défi le kharay Haddad, le prête-nom et bras économique de Saïd, de me dire qu’il a produit un boulon ou un tournevis. Il n’a même pas été fichu de terminer les tronçons routiers qui lui ont été attribués, notamment la route du port de Djen Djen à El Eulma, un scandale de plus. Comment le pourrait-il puisqu’il est incapable de lire sans se fourvoyer un discours que Saïd lui a fourni. Je conseille d’ailleurs à Saïd de trouver d’autres hérauts pour faire l’éloge de sa politique, les actuels étant par trop sujets à caution. Je continue à taper sur le clou (que Haddad n’a pas produit) pour que ces gens comprennent que l’on n’oublie rien. Ils comptent sur la mémoire courte de l’opinion publique, mais, moi, je ne les lâche pas. J’aimerais demander au ministre des Travaux publics si les chantiers d’Ali Haddad el mgemmel avancent enfin. Je suis un homme du concret et j’ai une aversion viscérale pour les bobards et les blablas, donc je voudrais savoir si les travaux avancent et quel pourcentage ils ont atteint. Je sais qu’ils n’avancent pas, donc donnez-nous les raisons pour lesquelles ils stagnent. C’est l’entreprise de Haddad qui est censée effectuer les travaux de Djen Djen avec l’entreprise italienne Rizzani de Eccher qui a abandonné le chantier à cause du kharay Haddad. Est-ce que l’autre tronçon de Bouira qui continue à causer des accidents mortels, est en voie d’achèvement ou pas ? Le stade de Tizi Ouzou est-il terminé ou pas ? Et j’en passe ! Haddad a pu continuer à pousser ses brouettes en toute tranquillité pendant la décennie sanglante en payant un tribu aux groupes terroristes. C’était la condition pour ne pas voir détruire ses camions qui volaient le sable la nuit dans les côtes et les oueds de la Grande Kabylie. À cette époque, la gendarmerie était interdite d’entrée dans la région suite aux évènements en Kabylie de 2001 et les voleurs de sable profitaient de cette absence pour se livrer à leur trafic. Haddad a payé une rançon de 25 milliards de centimes aux terroristes pour libérer son frère Meziane qui avait été kidnappé en avril 2006 par le GSPC parce que Haddad était en retard dans le paiement de sa dîme mensuelle aux terroristes. Meziane et Haddad ont reconnu le versement de ces 25 milliards mais n’ont pas été emprisonnés pour aide logistique aux terroristes. Où est la loi qui sanctionne le payement des rançons ? Revenons à la genèse de l’entreprise ETRHB Haddad. J’ai en ma possession un acte notarial qui montre la naissance de cette société qui reçoit aujourd’hui tous les grands chantiers en gré à gré, et comment Ali Haddad et ses frères volaient le sable de la Grande Kabylie. Au départ, l’ETRHB Haddad se nommait la Sablière N’Chaouffa, Registre de Commerce n° 05 8 0045702. L’acte notarial enregistre une augmentation du capital de la Sablière N’Chaouffa de la somme de 32 750 000 DA (3275 nouvelles actions), l’action passant de 1000 à 10 000 DA, le nouveau capital étant fixé à 34 350 000 DA divisé en 3 435 actions de 10 000 dinars chacune, souscrites et libérées totalement. Par ailleurs, la dénomination sociale de la société Sablière N’Chaouffa/SPA devient ETRHB CONSTRUCTIONS/SPA. Cet acte a été rédigé par l’étude notariale de maître Farida Belgherbi, Résidence Les Rosiers Bt A n° 01 à Hydra Alger, code du notaire 0002785. Il faut savoir que la société ETRHB d’Ali Haddad, propulsé par le général Touati et ensuite par Saïd Bouteflika, voit son capital composé à 70 % d’emprunts aux banques qui n’ont pas été remboursés jusqu’à présent. Je détiens un document bancaire qui révèle que l’entreprise ETRHB, dont les actionnaires majoritaires sont à parts égales Ali Haddad, Mohamed Haddad, Ahmed Haddad, Amar Haddad, Meziane Haddad, Omar Haddad, a recours à l’emprunt. Siège social : Zone d’activité lot N° 20, Saïd Hamdine, Bir Mourad, Rais, Alger, dont le capital social est de 8.800 milliards de dinars et qui emprunte 6 milliards de DA. Les frères Dalton en somme. J’avais déjà révélé dans un ancien article que Haddad avait acquis la société Kerafrit à Nules en Espagne. Il s’avère qu’il a bénéficié d’un prêt de 100 millions d’euros auprès des banques algériennes pour mettre la main sur Kerafrit. J’ai décrit l’opération d’achat de Kerafrit par Haddad, l’associé de Saïd Bouteflika, ainsi que de l’Hôtel Palace ex-Ritz de Barcelone, dont la fille de l’ambassadeur algérien à Londres a été nommée directrice de l’hôtel. Mes lecteurs peuvent lire cet article détaillé datant du 15 février 2015 ici : https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2015/02/14/lalgerie-nest-pas-votre-propriete-privee-ali-haddad/ L’achat de Kerafrit est une opération juteuse qui permet à Ali Haddad d’acheter des produits à moindre coût pour ensuite les revendre en gonflant les prix aux cinq sociétés du groupe Haddad Céramiques qui lui appartient aussi et à la tête desquelles figurent ses frères : SNC Céramiques El Mostaqbel, la SARL Céramiques El Hidhab, la SARL Latino Céram, la SARL SitCeram et la SARL Haddad Ceramic, implantées à Sétif dans la zone industrielle d’El Eulma. Un tableau des dépenses du groupe Haddad en ma possession montre que de janvier à mars 2014, soit en deux mois, 443.315 euros sont partis grossir les comptes off shore d’Ali Haddad, via le procédé de la surfacturation. Ainsi donc, des sommes pharamineuses en devises quittent les comptes du groupe Haddad au Crédit Populaire Algérien et à la banque Al Baraka de Sétif pour divers paradis fiscaux. Il agit en toute impunité et on comprend pourquoi cette crapule défend bec et ongles Chakib Khelil.

Ce n’est pas tout, pour ses déplacements, Ali Haddad loue à prix d’or un jet privé d’une valeur de 4 millions de dollars à une entreprise appartenant à la famille Fechkeur de Hassi Messaoud où sont implantés des affairistes algériens ayant la nationalité américaine. Le PDG du géant des services parapétroliers RedMed, Abdelmadjid Fechkeur, surnommé le Monsieur Pétrole d’Ali Haddad et de son maître Saïd Bouteflika appartient à une famille d’escrocs qui entretient une relation financière avec les Bouteflika et la mafia politico-financière aux USA, et qui ont saigné Sonatrach. Ça continue : concernant le FCE dont le président est Ali Haddad el Goudrone, lorsque les réunions de l’association patronale se tiennent dans la wilaya d’Aïn Témouchent, elles se déroulent dans le village touristique Dorian Beach Club, fondé par le représentant du FCE à Aïn Témouchent, Brahim Tourki, propriétaire de villas et d’appartements à Oran, Alger, et Tlemcen. À la fin des réunions, Tourki se transforme en organisateur de nuits torrides en fournissant un bateau où se déroulent des parties fines bien arrosées avec des prostituées et la distribution d’alcool et de cocaïne. Et pour couronner le tout, Ali Haddad ose déclarer aujourd’hui que les procès Sonatrach 1 et 2 sont khorti (pipeau). Un kharay se permet de juger la justice algérienne et italienne et encourage Khelil à « travailler » en Algérie, ou plutôt à voler comme il l’a toujours fait. De quoi se mêle cette canaille ? Croît-il qu’il sera toujours au-dessus de la justice ? Et ce voyou parvenu ose parler d’assistanat et de la fin de l’État providence ! Haddad est l’exemple type du parasite et de la fuite massive des devises à l’étranger. La place d’Haddad est en prison jusqu’à la fin de ses jours pour avoir pillé l’Algérie pendant des années. Et puisqu’il s’entend si bien avec ses frères, je suggère qu’on les mette tous dans la même cellule. Ce que j’ai dévoilé ici et dans mes précédents articles n’est que la pointe de l’iceberg tant ces gens sont dépravés et s’estiment invulnérables. Et pendant que ces charognards se repaissent sans scrupule du corps de notre patrie, le général Benhadid est toujours en prison, sa demande de liberté conditionnelle ayant été rejetée pour la quatrième fois. Il est accusé d’avoir nui au moral de l’armée. C’est vous, les Saïd Bouteflika, les Ouyahia, Haddad, Saïdani, Tliba, Bouchouareb, Ghoul, et consorts qui portez atteinte au moral de l’armée et du peuple, et qui devriez être en prison à la place de Benhadid ! Toujours en prison aussi, le général Hassan et le général Medjdoub, comme des centaines voire des milliers d’Algériens innocents. Et nous ne savons toujours pas qui a tué Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale, car selon Maître Belaarif, l’avocat de Chouaib Oultache, l’assassin présumé qui n’a pas encore été jugé, si Oultache a bien blessé Tounsi au thorax, les impacts dans la tête de la victime ne sont pas dus à son arme. Alors, qui a tué Ali Tounsi ?

En outre, depuis dimanche, face à l’Algérie des Bouteflika, Khelil, Saïdani et consorts, cette bande de gredins infâmes, des centaines d’enseignants contractuels venus de plusieurs wilayas ont commencé une marche de protestation. La marche de la dignité partie de Béjaïa à Alger est entreprise par de jeunes enseignants qui demandent à être intégrés dans le corps des enseignants sans passer de concours. La plupart d’entre eux enseignent depuis des années sans que leur statut soit régularisé et refusent la précarité de leur condition. Ils sont soutenus par les citoyens qui leur offrent leur sympathie et leur solidarité en les accueillant tout au long du chemin. La marche qui avait commencé avec un millier de participants est rejointe en cours de route par plus d’un millier d’autres qui, malgré la difficulté de ce long voyage (quelques 230 km), viennent grossir les rangs. Tout mon soutien va à ces enseignants dont la demande est tout à fait légitime et qui a été méprisée par la ministre de l’Éducation nationale. Par ailleurs, le clan des mafieux a osé porter atteinte à la mémoire de Larbi Ben M’hidi en faisant installer deux bustes monstrueux de notre martyr, commandés à coups de milliards de dinars (2 pour le premier et 4 pour le second). Je salue le patriotisme des citoyens de Aïn M’lila qui ont couvert cette statue immonde et se sont mobilisés pour enlever cette horreur, montrant à ces crapules qu’on de joue pas avec les symboles de la Révolution. Ces voleurs ont pillé le pays, et maintenant ils s’en prennent à ce qu’il y a de plus beau et de plus pur dans notre patrie. Le peuple algérien montre qu’il est très mature politiquement et qu’il tient à son pays. L’ennemi de l’Algérie, c’est Bouteflika et sa clique. Ben M’hidi est dans notre cœur et personne ne pourra jamais l’atteindre. Il s’est battu et est mort pour l’Algérie et il n’a pas besoin de vos saletés. Laissez nos martyrs tranquilles, bande de crapules !

Tout ce qui se passe actuellement reflète les vues du clan Bouteflika pour un cinquième mandat, chacun doit en être conscient. Rien ne les arrêtera. L’Algérie sous Bouteflika a généré une flopée de lèche-bottes et de virtuoses de la brosse à reluire prêts à tout pour grignoter les miettes qui leur sont jetées. J’ai interpelé l’ANP qui est une armée populaire, j’interpelle aussi le peuple parce que nous sommes arrivés à la croisée des chemins et que nous devons choisir la voie à suivre. Nous ne pouvons pas assister à la ruine de notre pays sans broncher. Tout le harem de Bouteflika trimballe des casseroles. Le destin de l’Algérie est entre les mains extérieures et chacun tapine pour une force étrangère. Comme dit l’adage algérien : « khobz dar yaklou el barani » (le pain de la maison est mangé par un étranger). On voit que le système rentier basé sur le pétrole, les ressources, etc. dans lequel tous ces individus se sont engouffrés a mené le pays vers nulle part. On n’a rien produit, strictement rien. On a tellement malmené le peuple algérien qu’il est dans un processus d’agression envers lui-même et rejette tout ce qui est algérien. À force de provoquer le peuple avec des propos blessants, on a l’impression que c’est le clan des mafieux qui veut mettre le feu à la maison Algérie, et l’illustration en est la tirade de Nouria Hafsi du RND qui a déclaré lors du meeting sous forme de souk du zemmar Saïdani, s’appropriant la phrase célèbre de Ben M’hidi: « jetez la révolution dans la rue, le peuple la prendra ». Cette folle furieuse est-elle consciente de ce qu’elle dit au moment où tout le monde se bastonne dans la salle ? Les larbins de Saïdani appellent-ils le peuple à se révolter ? C’est de la science fiction et va à l’encontre du chantage du clan mafieux au pouvoir qui passe son temps à soûler le peuple algérien avec la menace de Daech en lui brandissant l’exemple de la Syrie et de la Libye, alors que chacun sait que le principal danger pour notre pays n’est autre que la bourgeoisie compradore qui continue le pillage systématique de nos richesses. Même si Daech est dangereux, ces crapules au pouvoir sont les alliés naturels des terroristes. Le peuple subit les provocations multiples de leurs rejetons qui font tous des affaires dont nous savons tout, et les noms et les lieux, et s’il y a bien un mur à construire, c’est celui des geôles de ces voyous. Assez de récupération politicienne de la situation géopolitique très difficile de l’Algérie ! Au moment où les nations se réunissent sur le nucléaire à Washington, l’Algérie envoie son Mickey Mouse-Sellal parce qu’il n’y a pas de président capable de voyager, sinon en urgence pour se faire soigner à l’étranger. Donc, il y a bel et bien vacance de pouvoir. C’est un secret de polichinelle. Tout le monde peut tomber malade, mais quand on occupe une fonction à responsabilité, telle que celle de président de la république, on doit l’assumer. Le changement doit avoir lieu, ces gens n’ont pas reçu l’Algérie en héritage, elle n’est pas leur propriété privée et personne n’a besoin de leur soutien. Et surtout pas l’armée ! L’ANP est l’armée de tout le peuple algérien, elle n’est la propriété de personne. Nul n’a le droit de se l’approprier et elle doit être au-dessus de tous les clans. C’est une armée populaire, donc issue du peuple et qui défend la patrie et le peuple. Et je dis à Saïdani et à ses chiens enragés que l’armée algérienne n’a pas besoin de leur soutien. Foutez-lui la paix ! Elle fait son travail sereinement et efficacement. Ce sont les enfants du peuple qui sont dans l’armée, nos fils, nos frères, nos neveux, et non pas vos enfants de la jet set qui font du bizness à Paris ou à Londres ! Ce n’est certes pas Rym Sellal, Samy et Aghiles Haddad, neveu et fils de Haddad, ni Sina Khelil, Kenza Saïdani, Farid Bedjaoui, ou les neveux d’Abdelaziz Bouteflika, et autres enfants gâtés et privilégiés, ni Cheb Abdou, qui vont défendre la patrie comme le font nos braves soldats. Alors que les soldats algériens meurent, on aurait aimé que le pouvoir instaure un deuil comme il l’a fait pour le roi des bédouins d’Arabie saoudite, mais la clique au pouvoir ne se préoccupe pas de la vie de nos soldats.

Ce sont ces gens de la clique et eux seuls qui constituent le problème, et tout problème doit être solutionné. Il faut contrer Chakib Khelil et on a vu comment il a été pourchassé en plein centre d’Alger. Osez aller prendre un café sans garde du corps dans n’importe quel quartier populaire ! Dieu merci, nous pouvons le faire et pas vous. Il faut contrer tout le clan présidentiel ainsi que le plan US et le néocolonialisme d’où qu’il vienne en s’inscrivant dans une dynamique de résistance internationale. C’est pour cette raison que j’ai privilégié dès le départ un combat internationaliste contre ces suppôts de l’impérialisme, parce que c’est ce qu’ils sont. Ces agents peuvent être appelés coopérants techniques mais il faut surtout les nommer pour ce qu’ils sont : des assassins économiques, des liquidateurs de pays. L’Algérie aujourd’hui vit une véritable hémorragie. Dans mon article précédent, j’ai parlé d’un retour aux institutions. La seule chose qui doit être faite, c’est de créer à nouveau des institutions, ce que l’on n’a pas fait, car quand on voit le résultat actuel après une ouverture avec la Constitution de 1989 établissant le multipartisme, une soi-disant liberté de la presse, le résultat est loin d’être satisfaisant. Donc, il faut tout remettre à plat et passer le cap vers un second souffle, une deuxième étape. On peut même l’appeler une deuxième République, peu importe son nom. Ce pouvoir pourri n’a pas appris la leçon de la fin des Ben Ali, Moubarak, Khadafi, qui se comportaient en pharaons et qui n’ont jamais créé des institutions et des États modernes avec des contrepouvoirs et des institutions légitimes et fortes. Ils faisaient la pluie et le beau temps, regardez la façon dont ils ont fini. Le pouvoir personnel et autocratique tue l’État. C’est pour cette raison qu’il faut restituer le pouvoir à des institutions solides. Il en va de la survie de l’Algérie.

Mohsen Abdelmoumen

Published in Oximity, April 2, 2016: https://www.oximity.com/article/De-l-Alg%C3%A9rie-de-Larbi-Ben-M-hidi-1

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