Saïd Bouteflika s’offre une caméra cachée

Publié le par Mohsen Abdelmoumen

Saïd Bouteflika en plein tournage. DR.

Saïd Bouteflika en plein tournage. DR.

En plein Ramadan et sur fond de polémique autour des chaînes poubelles et des caméras cachées qui ne font rire personne et qui reflètent la violence et les instincts les plus bas, le calife autoproclamé Saïd Bouteflika a utilisé une caméra cachée débile déféquée par la chaîne tv ordurière de son larbin Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, dont tout le monde connaît la bassesse et le larbinisme, el rokhs, à l’image de bien d’autres journaleux et « hommes » des médias qui mangent tous dans la main de Saïd et qui sont les relais de la fratrie du régime corrompu des Bouteflika. L’acteur principal de cette émission étron était Rachid Boudjedra qui s’est humilié lui-même en participant à la régression nationale. Bien sûr, ce qui paraît accidentel et improvisé était calculé au millimètre près par Saïd Bouteflika, et sa présence dans le sit in organisé devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav) à Alger pour manifester contre Ennahar TV  – cette chaîne étant une insulte à l’intelligence humaine – n’avait rien de fortuit. La leçon majeure à retenir de cet « événement », c’est que Saïd s’est mis en valeur en feignant de venir soutenir Boudjedra contre sa propre chaîne tv ou plutôt celle de son prête-nom. Le fait de sortir de l’ombre de cette manière prouve qu’il y avait tout un calcul politique derrière cette mise en scène qui devait permettre à Saïd d’être présent sur l’échiquier politique, visant en cela plusieurs objectifs : d’abord remplir le vide laissé par son frère absent en créant des diversions sur la vacance du pourvoir et la nécessité d’appliquer l’article 102 de la Constitution qui consiste à mettre fin au règne du président malade, et l’autre objectif aussi important, est de préparer la succession de son frère. Pour cela, Saïd doit s’impliquer personnellement. Cette situation de vacance de pouvoir est intenable face à une crise multidimensionnelle politique, économique et morale dont le responsable n’est ni plus ni moins que le régime de la fratrie des Bouteflika. Le plan du clan qui consistait au début de placer des gens proches des Bouteflika, une succession intra muros en quelque sorte, a été modifié et c’est Saïd qui veut désormais se mouiller en succédant à son frère, se basant sur son principal soutien, à savoir la France, celle de Macron après celle de Hollande « l’alacrité ». Tel est le sens politique de la sortie de Saïd, c’est d’aller vers une succession directe de son frère sous des dehors « cool » malgré le gilet pare-balle dissimulé sous son sourire matois.

Ce qu’on attend de Saïd n’est pas d’aller soutenir Boudjedra dans un sit in mais d’arrêter de gérer le pays par procuration et de dégager. On n’a pas besoin de mise en scène comme celle qu’il vient de nous offrir, et pour laquelle certaines de nos sources ont évoqué un dispositif policier en civil composé essentiellement des RG qui ont quadrillé l’endroit où s’est passé ce rassemblement. La fausse décontraction de Saïd n’avait rien de naturel et n’a pas empêché le grain de sable de s’infiltrer dans la machinerie bien huilée qu’il avait préparée, puisqu’il s’est fait conspuer et huer par des personnes présentes qui lui ont dit de quitter les lieux, qu’il n’avait rien à y faire, et qui l’ont carrément traité de dictateur. J’avoue que c’était très agréable à voir et à entendre, et ce n’est pas un pauvre crétin qui lui a demandé un selfie, le confondant sans doute avec Mike Jagger ou JJ Cale, qui va gâcher notre plaisir, il y aura toujours des petits opportunistes. Non, ne boudons pas notre plaisir de voir le maître marionnettiste sortir de l’ombre pour se faire huer et cracher dessus comme la peste doublée de choléra qu’il est. On savait que Saïd la folle, Zella, est un sado-maso, qu’il se fait fouetter chez les Kouninef et dans des villas luxueuses, et il vient de le démontrer encore une fois par les faits. En effet, ce nouvel avatar intervient après la déculottée subie par le régime des Bouteflika, à savoir l’abstention massive lors du scrutin du 4 mai, lequel est devenu un référendum contre le régime Bouteflika. Et voilà qu’une fois de plus, le sort s’acharne sur Saïd qui se fait huer par le public, lui, le symbole par excellence de ce régime moribond, cauchemardesque pour l’Algérie. Et ce n’est pas en allant à la rescousse de Boudjedra ou aux funérailles de X ou d’Y que Saïd se refera une virginité. Néanmoins, cette scénographie bien précise nous révèle le caractère fourbe de Saïd Bouteflika. Il aime endosser le rôle du pompier pyromane en créant la crise et en proposant des solutions. Ainsi, il a instrumentalisé Anis Rahmani et Boudjedra en même temps pour se présenter sous un jour trompeur. Ce serpent à sonnette est en proie à une ambition dévorante qui ne connaît aucune limite et il marchera sur tout le monde pour arriver à ses fins. Saïd le sado-maso n’aime que lui-même. Pourquoi n’a-t-il pas amené avec lui sa copine Soussou et Zoubir la coiffeuse pour offrir leur soutien à Boudjedra ? En effet, pourquoi pas ? Après avoir excellé dans les mises en scène et les vidéo-montages divers montrant son frère dans différentes postures avec plusieurs figurants pour nous prouver qu’il est toujours vivant, Saïd s’est découvert un talent d’acteur. Il s’est jeté dans l’arène mais hélas pour lui, il n’obtiendra pas l’Oscar pour sa prestation.

L’Algérie est tombée tellement bas qu’elle est piétinée par des chacals et des hyènes qui se repaissent de sa carcasse. Alors que le monde traverse de grandes turbulences, vit des enjeux géostratégiques majeurs, cette fratrie de voyous a réduit ce pays à un néant, un no man’s land. Où est la place de l’Algérie dans le concert des nations aujourd’hui ? Par exemple, bien que « bougnouls » colonisés des Français, et fiers de l’être, ils n’ont même pas encore réussi à nommer un ambassadeur en France. L’opération de com. de Saïd a échoué lamentablement parce que, dans ce clan maudit, ils ne savent faire qu’une chose : échouer. Malheureusement, ils entraînent avec eux tout un pays et tout un peuple dans leur échec, tout en nous ouvrant les portes de l’enfer, pendant que, en plein mois de ramadan, les enfants du peuple dans l’armée sont en train de mourir en faisant face aux hordes terroristes qui frappent ici et là. Ces enfants du peuple, ce n’est certes pas Saïd qui va leur rendre hommage, ni d’ailleurs son frère mourant qui n’a jamais fait aucun signe envers les soldats ni envers leurs familles alors que c’est grâce à ces braves soldats si le pays ne s’est pas encore effondré. Bien au contraire, on a vu comment les ordres de Saïd ont été donnés pour matraquer les retraités de l’armée lors des récentes  manifestations. On n’a pas vu Saïd Bouteflika aller soutenir ces valeureux soldats ni les autres mouvements de contestation, que ce soient ceux des enseignants, des médecins, des pharmaciens ou des activistes qu’on emprisonne pour un commentaire sur Facebook. Et je n’oublierai jamais la mort de Mohamed Tamalt, assassiné en prison, et dont la responsabilité du décès incombe à Saïd Bouteflika, à son frère, et à tous ceux qui les entourent. Il est temps de situer les responsabilités et les diversions ne marchent pas avec nous, les patriotes. J’ai rompu de mon plein gré avec la presse de la mangeoire, la serpillère de Saïd que Hamid Grine, un ministre nommé par Saïd, a traînée dans la boue pour une poignée de dinars de la pub. Honte à elle.

Cela ne sert à rien de changer les têtes et de remplacer X par Y dans le gouvernement, vous resterez toujours tous illégitimes avec une assemblée illégitime qui s’est fait élire à moins de 20%, avec un gouvernement illégitime et, bien sûr, le roi Saïd et son frère qui sont le symbole de la corruption et de la fraude. Je ne le dirai jamais assez. Cette situation dans laquelle se trouve l’Algérie avec ce délabrement total est le résultat de votre règne et ce n’est pas la peine de vouloir jouer au Dr Jekill et Mr Hyde, l’homme qui joue sur les deux tableaux comme on l’a vu avec cet « évènement » préfabriqué dans un laboratoire miteux à Zéralda. Au lieu de faire un buzz positif, Saïd s’est retrouvé dans une position humiliante et il faut empêcher coûte que coûte ses desseins macabres pour l’Algérie de se réaliser. Si par malheur cet individu infect succède à son frère, ce sera la fin de l’Algérie. Une zella comme Saïd Bouteflika président de l’Algérie ! Pauvre Algérie… Je le redis encore une fois, les patriotes au sein de l’armée et des forces vives de la nation, les patriotes qui sont restés intègres, doivent agir pour stopper ce règne calamiteux des frères Bouteflika. L’armée doit restituer les clés du pays aux fils authentiques de l’Algérie et elle doit réparer l’erreur d’avoir mis Bouteflika au pouvoir. L’heure est très grave et nous ne pouvons pas nous permettre une aventure qui marquera la fin de notre pays. Cette famille née dans un hammam à Oujda qui vivait de terfas et qui est devenue ce dont elle n’avait jamais osé rêver, va finir par achever tout ce qui nous reste comme espoir de voir notre patrie debout, un pays avec des institutions fortes, avec un poids régional et international et non pas ce qu’ils ont fait de l’Algérie, un pays à scandales comme on l’a vu avec les affaires des prête-noms de Saïd, qu’ils s’appellent Bouchouareb ou Haddad, etc. Parmi ces scandales, il y a celui du ciment dont j’ai parlé dans un précédent article où sont impliqués Saïd Bouteflika, Ali Haddad el kharay, le vendeur de pastèques, et Abdeslam Bouchouareb, le fils de harki. Comment des énergumènes pareils peuvent-ils exister, des Saïd Bouteflika, des Bouchouareb, des Haddad, des Ouyahia, des Ould Abbes, des Saadani, et j’en passe? L’Algérie mérite-t-elle d’être aux mains de telles crapules ? Race maudite, rassa khamja ! La famille Bouteflika est venue pour se venger de l’Algérie et ils ont réussi à tel point qu’on voit le délabrement à tous les niveaux dans la société qu’ils ont tout fait pour souiller.

En ce qui concerne les cauchemars, on n’a pas besoin de caméras cachées, le pays est devenu un dessin (ré)animé tracé par quelques débris et voyous, des corrompus qui ont squatté notre patrie et en ont fait ce qu’elle est aujourd’hui. Arrêtez de pleurnicher sur Boudjedra ou sur tel ou tel. Ces émissions stupides ne sont que des épiphénomènes conjugués aux scandales économiques et à la gabegie du pouvoir en place, des effets secondaires d’un régime agonisant qui n’offre aucune perspective à l’Algérie et qui doit partir plutôt tôt que tard. Cette tâche d’éradiquer le cancer qui ronge notre patrie nous incombe à nous, les patriotes, et certainement pas à des pseudo-opposants de pacotille qui sont complices de la fratrie des Bouteflika, tout comme l’est la presse et ses médias poubelles qui abrutissent le peuple et qui tentent de lui faire oublier ses véritables préoccupations. Arrêtez votre cirque, circulez, il n’y a rien à voir, personne n’est dupe ! Si tu veux te présenter pour la présidence, Saïd, enlève ton masque et avance à visage découvert. Cesse de jouer avec le destin d’un pays, d’un peuple, et d’une nation. L’Algérie n’est pas un cabaret où tu peux t’amuser avec tes copains-coquins. L’Algérie est plus grande que vous tous et toi et ton frère finirez dans un trou avec un linceul sans poche, vous n’emporterez rien des milliards que vous avez détournés. Mais avant cela, il faut mettre un terme à votre règne et fermer cette parenthèse catastrophique en allant  vers une autre Algérie, celle des gens honnêtes qui composent la majorité de notre peuple, celle qui vit en travaillant à la sueur de son front. L’Algérie d’aujourd’hui, vous l’avez saignée à blanc avec plus de 12 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté et n’arrivent pas à manger à leur faim pendant que vos enfants s’emplissent la panse et jettent l’argent que vous avez détourné par les fenêtres, vivant dans des appartements luxueux à Paris et fanfaronnant dans des voitures puissantes. Deux millions d’Algériens ont quitté le pays sous votre règne, voilà votre bilan. Arrête ton cinéma, Saïd, on n’en a rien à foutre des tes considérations sur l’ignominie de ta chaîne tv de merde. Si ignominie il y a, c’est ce que toi, ta fratrie et ton entourage ont fait à l’Algérie ! Dégage et emmène ton frère dégénéré avec toi, et sers-toi de tes comptes aux Bahamas et aux Iles Vierges britanniques si tu veux, mais dégage de notre vue. Ôte-toi de mon soleil et cesse de balafrer ma patrie.

Mohsen Abdelmoumen

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